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Continuité pédagogique via l’ENT E-lyco : à quoi sont dues les lenteurs ?


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Si les écoliers ont eu du mal à se connecter à « e-primo, » il en a été de même pour les élèves du second degré. Alain Ecuvillon, directeur général d’itslearning France, fournisseur de l’espace numérique de travail (ENT) « e-lyco » des collèges et lycées de l’Académie de Nantes, est revenu lors d’un entretien avec le Maine Libre, sur les raisons de ces lenteurs de connexion.

Lundi matin, beaucoup d’élèves ont éprouvé des difficultés à se connecter à « e-lyco ». N’aviez-vous pas anticipé cette croissance des connexions ?

Alain Ecuvillon : Nous avions anticipé cette éventualité mais dans le laps de temps qui nous a été fourni. Comme nous nous occupons aussi des établissements de Corse via l’ENT Leia, nous n’avons eu que 15 petits jours pour travailler davantage à l’amélioration et à la stabilité de notre service.

Pourquoi ces lenteurs ?

Cette journée a été compliquée. Il faut savoir qu’itslearning est présent dans toute l’Europe et c’est la première fois que dans autant de pays, tous les établissements ferment en même temps. Nous avons donc eu ce (lundi) matin un nombre de connexions simultanées multiplié par quatre. Nous avons constaté, entre 8 h 50 et 9 heures, une croissance de 20 000 connexions instantanées. Le défi auquel la plateforme fait actuellement face n’est pas d’assurer un accès à de nombreuses personnes dans la journée, mais plutôt d’assurer de nombreuses connexions simultanées de manière fonctionnelle et stable.

Avez-vous trouvé une solution pour faire face à cet afflut exceptionnel ?

Oui en hébergeant « e-lyco » sur un serveur à part que l’on a boosté. La difficulté, c’est que pour rentrer dans « e-lyco », l’élève doit passer par une fédération d’identité (en indiquant notamment son identifiant et son mot de passe) qui ne dépend pas de nous mais du rectorat. Une fois cette barrière franchie, « e-lyco » fonctionne quasi normalement.


A lire également : Nos mesures techniques pour maintenir le service itslearning fonctionnel.

« C’est comme si vous étiez dans une rame de métro qui a une capacité de 500 places, qui en contient habituellement une centaine seulement et que 1 000 personnes cherchent à y rentrer d’un coup. »

Il y en a donc quelques instabilités ?

Oui, car il y a des pics de connexions. Nous les avions anticipés, mais nous ne pensions pas qu’il y en aurait autant. C’est comme si vous étiez dans une rame de métro qui a une capacité de 500 places, qui en contient habituellement une centaine seulement et que 1 000 personnes cherchent à y rentrer d’un coup. Néanmoins, nous mettons tout en oeuvre pour réduire ces instabilités.

De quelle façon ?

Il faut que les enseignants et les élèves se connectent (si possible) pendant les heures creuses. Il est actuellement trop tôt pour dire à quel moment de la journée ceux-ci se situent. Les jours à venir nous permettront d’identifier les tendances et de cartographier des créneaux creux.

Que préconisez-vous d’ici là ?

S’ils ont à travailler avec leurs élèves sous forme de classe virtuelle, il faut que les enseignants d’un même établissement s’entendent entre eux pour ne pas le faire tous à la même heure. Mais je suis confiant. Lundi matin fut la journée la plus critique. Si les élèves essaient de se connecter maintenant, cela fonctionnera.

Article initialement paru le 17 mars 2020 sur Ouest-France.fr
 


 

Si dans le cadre de la fermeture de votre établissement, vous souhaitez être accompagné, n’hésitez pas à nous contacter.

Vous pouvez également consulter notre kit de démarrage afin de savoir comment mettre en œuvre d’une continuité pédagogique.

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